Ma cliente est une citoyenne des Philippines de 38 ans, résidente permanente du Canada depuis six ans. Elle travaille comme infirmière auxiliaire autorisée dans un centre d'hébergement de soins de longue durée au Manitoba. Il y a environ huit mois, elle a été reconnue coupable de vol de moins de 5 000 $ après avoir pris environ 400 $ dans la chambre d'un résident de l'établissement. Elle a plaidé coupable, a obtenu une absolution conditionnelle et a respecté avec succès ses conditions de probation. Elle croyait sincèrement, à l'époque, qu'une absolution conditionnelle protégerait son statut en matière d'immigration, et son avocat ne l'a pas informée du contraire. Elle est aujourd'hui fiancée à un citoyen canadien et le couple souhaite fonder une famille. Elle est terrifiée à l'idée de ce que cela peut signifier pour sa résidence permanente et pour la possibilité éventuelle de demander la citoyenneté. Elle n'a aucun autre antécédent criminel. Le vol était totalement à l'opposé de son caractère et est survenu durant une période de très grandes difficultés financières, à la suite du décès soudain de son mari, qui l'a laissée seule responsable de subvenir aux besoins de ses trois enfants, dont deux sont encore mineurs et vivent avec elle au Canada. J'ai besoin de comprendre son risque actuel d'interdiction de territoire, si l'absolution conditionnelle la protège réellement comme son avocat précédent le croyait, quelles sont ses options si elle est jugée interdite de territoire, et si — et quand — elle peut raisonnablement présenter une demande de citoyenneté, compte tenu de tout cela. Veuillez fournir la jurisprudence et la législation pertinentes.
Paramètres : Note juridique, Détail modéré